Depuis le 8 mars 2015, tout logement en France doit être équipé d'au moins un détecteur avertisseur autonome de fumée (DAAF). Une obligation simple sur le papier, mais qui soulève encore beaucoup de questions sur la responsabilité et l'installation.

Qui doit l'installer ?

L'installation est à la charge de l'occupant du logement : le propriétaire s'il l'occupe lui-même, ou le locataire s'il est en location. Le propriétaire bailleur doit fournir un détecteur fonctionnel à l'entrée dans les lieux ; c'est ensuite au locataire d'assurer son entretien (piles, test régulier) pendant la durée du bail.

Que se passe-t-il en cas de sinistre ?

L'absence de détecteur n'entraîne pas d'amende directe, mais elle peut avoir des conséquences importantes en cas d'incendie : l'assurance habitation peut réduire son indemnisation, voire la refuser, si l'absence de détecteur est jugée en lien avec la gravité du sinistre. Un point souvent négligé, mais qui pèse lourd le jour où on en a besoin.

Où l'installer ?

Entretien : le point que tout le monde oublie

Un détecteur mal fixé ou dont la pile est morte ne sert à rien. Un test mensuel (bouton test) et un contrôle de la pile une fois par an suffisent à garder l'appareil opérationnel. La durée de vie moyenne d'un détecteur est de 8 à 10 ans — au-delà, mieux vaut le remplacer plutôt que de faire confiance à un appareil vieillissant.